Le Cor d’Harmonie
Par : Michaël LEFEBVRE
Le Cor d’Harmonie
J’ai commencé a apprendre le cor d’harmonie a l’âge de 10 ans. Ce qui m’a motivé est que je connaissais un musicien de l’harmonie de Douai et parfois il m’emmenait aux répétitions et quand les 3 cors jouaient, il ressortait une sonorité unique, un ton "guerrier" ( Xavier me comprendra ) ou inversement (très doux) qui m’a tout de suite fait dire "je veux jouer de cet instrument" et voilà l’aventure commença...
Je vais donc vous le présenter
Le cor est l’un des instruments les plus anciens de l’orchestre moderne. Son origine provient de la corne d’animal dans laquelle les chasseurs primitifs soufflaient pour produire des sons dont la portée pouvait dépasser plusieurs kilomètres. L’instrument quitte rapidement son origine animale pour être manufacturé en métal, muni d’une embouchure. Certains exemplaires de ces instruments fabriqués en bronze, sont datés de six siècles avant Jesus-Christ. Ils étaient utilisés sur les champs de bataille pour émettre des signaux et pour terroriser l’ennemi. Leur sonorité était alors très agressive et peu nuancée.
Le statut de la chasse comme un discriminant social et aristocratique a alors conduit les facteurs a raffiner le cor de chasse, sans piston, fonctionnant ainsi entièrement sur le contrôle de la colonne d’air de l’instrumentiste. Celui-ci produit des hauteurs différentes en "balayant" le spectre de la fondamentale de l’instrument.
Dans son "harmonie universelle" (1636), Marin Mersenne dénombre quatre instruments principaux : "le grand cor", "le cor à plusiers tours", "le cor qui n’a qu’un seul tour", et "le huchet". Pour permettre au corniste d’émettre d’autres sons que les harmoniques du spectre de sa fondamentale, diverses techniques ont été mises en oeuvre à partir du XVIIIè siècle. La première consistait à rallonger la longueur du tuyau grâce à des rallonges de tailles diverses, changeant ainsi la fondamentale de l’instrument. La seconde due à Anton Hampel (1711-1771) consistait à introduire la main dans le pavillon, abaissant ainsi la hauteur naturelle de la note émise.
C’est seulement au tout début du XIXe siècle qu’ Heinrich Stölzel invente le cor chromatique, muni de pistons permettant de parcourir tout son ambitus, demi-ton par demi-ton. Enfin, c’est au milieu du XIXe siècle que Fritz Kruspe donne au cor sa forme définitive en fabriquant le "double-cor", capable de sonner en fa et en si bémol, suivant une technique similaire au trombone ténor / basse.
Le Cor est assimilé maintenant à est un instrument à vent, de la famille des cuivres. Il est caractérisé par un tube à paroi mince et à perce étroite, par un pavillon évasé et d’une embouchure. L’embouchure du cor est de petite taille et de forme intérieure conique ("qui fait faire beaucoups de canards ") , différente de celles de la trompette et du trombone qui sont hémisphériques et plus larges.
Cette forme conique se retrouve tout le long du tube jusqu’au niveau du pavillon. On dit alors de cet instrument qu’il est à perce conique, tout comme le sont le cornet à piston, les saxhorns... Cette perce donne de la douceur au son de ces instruments, contrairement à la perce cylindrique (comme la trompette) qui produit un son plus brillant.
Le corniste produit les notes de la gamme par vibration des lèvres sur l’embouchure. Sa main gauche active trois (quatre ou cinq) palettes ( "quatre pour ma part"), pour changer la hauteur du son. Ces palettes, semblables aux pistons de la trompette, permettent de jouer les notes rapidement, plus facilement qu’avec le trombone La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l’instrument. Elle permet aussi de corriger la justesse, ou d’effectuer des sons bouchés ("comme dans le Roi lion pour ceux qui connaissent").
L’instrumentiste peut être amené aussi à utiliser une sourdine pour atténuer les sons...
Outre ses qualités techniques lui permettant de nos jours une surprenante virtuosité, il a accès à un vaste champ expressif. Sa sonorité peut être colorée de toutes les manières selon qu’il joue ouvert (sons naturels), bouché avec la main dans le pavillon, en sons cuivrés (" oui j’aime bien ") ou avec une sourdine (voir ci-dessus). Dans Otello, il est utilisé au début pour évoquer la tempête, puis plus loin pour symboliser l’ivresse. Il est aussi très présent dans les musiques de films américain,avec des compositeurs comme Hans Zimmer, James Horner, John Barry sans oublier John Williams, qui ont su l’utiliser pour de splendides mélodies. En solo dans le thème de Princesse Leia - Star Wars (écouter l’extrait), le cor est particulièrement utilisé pour de splendide contre-chant comme dans One Last Shot - Pirates des Caraïbes , E.T, Gladiator, Independance Day etc... .
Résumé :
Taille : La taille du cor est variable. Le tuyau déroulé, il peut mesurer 3 mètres, et jusqu’à 9 mètres pour un cor double.
Cor déroulé
Comment est-il fabriqué ? : Il est fait en laiton comme la trompette. Le cor utilisé dans les orchestres est appelé cor d’harmonie, il est d’origine allemande. C’est un cor double, autrement dit deux cors en un.
Comment en joue-t-on ? : Le cor nécessite des lèvres et des poumons puissants (..."c’est pour ça que je joue fort" ). La main gauche agit sur des palettes pour varier les notes. La main droite s’insère dans le pavillon pour en modifier certaines.
Les différentes partie du cor
1.Embouchure : Pièce en forme d’entonnoir, caractéristique des instruments de la famille des cuivres, sur laquelle le musicien pose les lèvres pour les faire vibrer. 2.branche principale ou branche d’embouchure : début du tube du cor sur lequel se fixe l’embouchure. 3.Patte d’oie (optionnel) : La patte d’oie permet de bloquer tout glissement de l’instrument dans la main, en prenant appui sur le coté de la main entre le pouce et l’index. Il existe un autre dispositif pour maintenir l’instrument : le crochet (voir ci dessous). La patte d’oie n’est présente que sur les cors modernes. 4.Palettes : touches sur lesquelles le corniste pose ses doigts. Par un système de tringlerie, les palettes permettent d’actionner les pistons. Les palettes ne sont présentes que sur les instruments ayant des pistons rotatifs ou viennois. 5.Crochet (optionnel) : second dispositif, avec la patte d’oie, servant à tenir l’instrument. Il empêche l’instrument de glisser en le retenant au petit doigt. L’apparition du crochet est plus ancienne que celle de la patte d’oie, et remonte aux premiers cors chromatiques. 6.Barillets : Pour être plus précis il s’agit de pistons rotatifs. Le barillet est la partie tournante du piston rotatif (non visible). 7.Clé d’eau (optionnel) : il s’agit du petit clapet permettant de vider l’eau rapidement. Il tient sans doute son nom par analogie avec les clés des clarinettes, hautbois et autres flûtes. 8.Tonnerre : Il s’agit du début du pavillon. Le tonnerre est donc l’endroit où le tube s’évase, c’est-à-dire là où la conicité du tube, jusque là constante, se termine. Le diamètre du tonnerre joue sur le timbre de l’instrument. 9.Pavillon : Extrémité finale du tube par laquelle le son sort. Le pavillon permet d’amplifier le son. Certains pavillons peuvent être dévissables, ce qui facilite le rangement et le transport de l’instrument. Les pavillons peuvent être aussi décorés : - d’une peinture à l’intérieur. - à l’extérieur par l’ajout d’une guirlande gravée. 10.Pompes : Section de tube amovible (pour affiner l’accord et pour vider l’eau), mise en jeu par l’ouverture des pistons. Elles sont au cor à pistons ce que les tons sont au cor naturel. A ne pas confondre avec les coulisses d’accord. 11.Coulisses d’accord : parties de tube mobiles permettant l’ajustement précis de la longueur du tube, c’est-à-dire de l’accord de l’instrument. Sur les cors naturels et sur les cors simples on ne trouve qu’une seule coulisse d’accord. Sur les cors doubles on en trouve soit : trois : une coulisse pour l’accord général, une pour le cor en fa, une pour le cor en Sib. deux : une pour le cor en fa, une pour le cor en Sib.
A ne pas confondre avec les pompes. 12.Porte crayon (optionel) : petit gadget récent mais bien pratique. Le porte crayon est une double pince en plastique noir qui, d’un côté, se fixe sur l’instrument et de l’autre coince le crayon. Il existe un version petit diamètre pour cors et trompettes et une version gros diamètre pour trombones et tubas.
Grands interprètes : Michaël LEFEBVRE , Georges BARBOTEU, Gilbert COURSIER, Daniel DUBAR, Michel BERGES, Pierre Del VESCOVO, Jean-Jacques JUSTAFRE, Jean-Paul GANTIEZ, Jean Claude BARRO, Alain COURTOIS.
Un peu d’humour
La relève est assurée...
Corniste jouant de trop avec le son bouché
Multimédia : Quelques extraits incontournables et un grand classique au cor
E.T.
John Williams
Gladiator
Hans Zimmer
Pirates des Caraïbes
Hans Zimmer
Star Wars : le thème de Leia
John Williams
ID4
David Arnold
J’espère que cet article vous a permis de mieux connaître mon instrument et pourquoi pas, vous a donné envie de vous y mettre et de renforcer nos rangs et si vous voulez une description complète ,je vous invite a visiter le site Wikipedia.